Vives critiques du Quai d'Orsay à l'encontre de la visite de Kadhafi

Vives critiques du Quai d'Orsay à l'encontre de la visite de Kadhafi
Lemonde.fr

Le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade, ont vivement critiqué la venue en France de Mouammar Kadhafi, dans des interviews publiées respectivement par La Croix et Le Parisien/Aujourd'hui en France, lundi 10 décembre.

Conséquence des critiques qu'elle a formulées à l'égard de la visite à Paris du leader libyen, Rama Yade a été reçue à l'Elysée lundi matin. Mme Yade est restée au palais présidentiel pendant un peu moins d'une demi-heure. Elle est repartie sans faire de déclaration.

Dans une interview publiée lundi par Parisien/Aujourd'hui en France, Mme Yade se déclarait "dérangée" par la visite de M. Kadhafi à Paris, le jour anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le 10 décembre 1948. "La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort", a-t-elle lancé. Le numéro un libyen "doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits", prévenait Rama Yade.

RAMA YADE ATTÉNUE SES CRITIQUES

Avant de se rendre à l'Elysée, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme a modéré ses propos sur l'antenne de France-Info. Rama Yade a cette fois expliqué n'avoir "absolument aucune hostilité vis-à-vis d'une visite du colonel Kadhafi, à partir du moment où il a renoncé à tout programme militaire nucléaire". "Dans ces conditions, il vaut mieux parler avec lui plutôt que de le marginaliser ou de le rejeter aux confins du terrorisme", a-t-elle déclaré. Mais, a-t-elle souligné, "cette visite ne doit pas être considérée comme un chèque en blanc, on doit être sur nos gardes".

Prenant la défense de Mme Yade, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a estimé, peu après, que la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme était dans son rôle en critiquant cette visite, tout en plaidant pour le pragmatisme.

Auparavant, dans un entretien qu'il a accordé à La Croix et publié lundi, M. Kouchner a déclaré :"Tous les militants, et donc moi-même, se souviennent que le président libyen fut un pourfendeur professionnel des droits de l'homme et [qu'il] se faisait le prosélyte d'un islam conquérant." Il insiste :"Pas question d'oublier le nom des victimes qui lui furent imputées. Pas question d'oublier quoi que ce soit de leurs souffrances", même si "Kadhafi a abandonné les armes de destruction massive et renoncé pour son pays au terrorisme".

# Posté le lundi 10 décembre 2007 07:21

Pierre Moscovici : la visite est le "véritable prix de la libération" des infirmières bulgares.

Pierre Moscovici : la visite est le "véritable prix de la libération" des infirmières bulgares.
cf: lemonde.fr

Le président de la commission d'enquête parlementaire française sur les conditions de la libération des infirmières bulgares, Pierre Moscovici, s'apprête à clore, dans la semaine du 10 au 15 décembre, les auditions, en entendant, jeudi 13 décembre, Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée.

M. Moscovici n'a en revanche pas obtenu, comme il le souhaitait, l'audition de Cécilia Sarkozy, qui, avec M. Guéant, a joué un rôle majeur dans la libération des infirmières bulgares.

D'ores et déjà, le député socialiste se déclare persuadé que les quelque 460 millions de dollars qui auraient été versés aux familles des enfants libyens contaminés par le sida n'ont pas transité par le Fonds Benghazi, ville où étaient soignés ces enfants. "Si quelque chose s'est passé, estime-t-il, cela s'est fait directement entre le Qatar (qui aurait fait le chèque pour l'indemnisation réclamée par Tripoli) et la Libye."

"ADOUBÉ PAR LA FRANCE"

M. Moscovici reconnaît qu'il lui sera probablement impossible de savoir avec certitude qui a versé l'argent de la libération, mais il est convaincu que cet aspect financier n'a pas été déterminant. Peut-être ce chèque était-il considéré comme une condition importante au cours de la première phase de la négociation, indique M. Moscovici, mais, in fine, ce que voulait le président Kadhafi, c'était "une reconnaissance internationale".

"Le véritable prix de la libération, ajoute-t-il, c'est la visite effectuée par le président Sarkozy à Tripoli, et c'est la visite du colonel Kadhafi à Paris. Cette dernière est l'élément central : le chef de l'Etat libyen est reçu dans une grande capitale occidentale, il est réintroduit à un très haut niveau dans la communauté internationale en étant ainsi adoubé par la France."

Ces visites croisées, ajoute le député, ont créé un environnement politique bilatéral favorable, qui permettra sans doute de concrétiser des contrats lors de la visite du colonel Kadhafi.

# Posté le dimanche 09 décembre 2007 07:49

Financement public : le Nouveau Centre s'entend avec un parti polynésien

Financement public : le Nouveau Centre s'entend avec un parti polynésien
http://www.lesechos.fr/

C'est une astuce destinée à bénéficier de financement public. Le Nouveau Centre (rassemblant les UDF ralliés à Nicolas Sarkozy) a conclu hier une « convention de financement » avec le parti polynésien Fetia Api. Il s'agit d'une solution « provisoire » pour un an, a indiqué François Sauvadet, chef de file des députés NC. Le Nouveau Centre ne pouvait jusqu'à présent bénéficier de financement public car la multiplicité des étiquettes utilisées par ses candidats aux dernières législatives ne lui avait pas permis de justifier d'au moins 50 candidats ayant obtenu 1 % des voix. Une tentative de modifier les règles de financement public (via une proposition de loi) a récemment échoué. Restait donc la voie d'un accord avec le Fetia Api : ce parti a droit, lui, à un financement public car les règles sont moins contraignantes outre-mer et il a monnayé ses services. Le Nouveau Centre (21 députés et quelques sénateurs) devrait toucher « entre 880.000 et 1,3 million d'euros », au titre de la « deuxième enveloppe » du financement public, calculée sur le nombre de parlementaires. Il versera une commission de 20.000 euros au Fetia Api « pour aider à développer leur mouvement en Polynésie ».

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 10:16

Quand Sarkozy parle des musulmans.

Quand Sarkozy parle des musulmans.
NOUVELOBS.COM

Le président aurait dénoncé, lors de discussions avec ses partenaires européens, le "trop grand nombre de musulmans présents en Europe".

Le président Nicolas Sarkozy aurait dénoncé, lors de discussions avec ses partenaires européens, le "trop grand nombre de musulmans présents en Europe", rapporte le journaliste Jean Quatremer dans Libération, lundi 19 novembre.
"Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis le Premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe antimusulmane devant ses invités", écrit Jean Quatremer, reprenant des informations publiées la semaine dernière sur son blog.

"Choc de civilisation"

Selon les sources de Jean Quatremer, "le chef de l'Etat s'est lancé dans un discours confus d'une vingtaine de minutes, 'dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire', contre le 'trop grand nombre de musulmans présents en Europe' et leurs difficultés d'intégration".
Le président de la République "a aussi décrit de façon apocalyptique le 'choc de civilisation' qui oppose les musulmans à l'Occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union. Mais ses interlocuteurs en ont, en tout cas, retiré la désagréable impression que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maitriser ses nerfs", poursuit le journaliste.
Jean Quatremer précise qu'il s'agit là du point de vue des deux délégations. Il rappelle que Nicolas Sarkozy, "qui a un langage en privé mais aussi en public souvent brutal, s'est déjà illustré en parlant de 'l'homme africain' qui refuserait l'idée de progrès".

# Posté le lundi 19 novembre 2007 14:14

La CFDT cheminots appelle à la reprise du travail.

La CFDT cheminots appelle à la reprise du travail.
LExpansion.com

Le quatrième syndicat de cheminots appelle à la reprise du travail en contrepartie de l'ouverture de négociations par le gouvernement. Les autres syndicats réclament toujours davantage de garanties concrètes pour convaincre la base.

Le gouvernement a marqué un point vendredi soir, au troisième jour de la grève contre la réforme des régimes spéciaux. La CFDT cheminots, quatrième syndicat de la SNCF, a en effet appelé les salariés à suspendre le mouvement, exigeant en contrepartie du gouvernement « le lancement immédiat de négociations ». Cet appel à la reprise du travail était une condition posée le matin même par le ministre du travail Xavier Bertrand pour commencer à discuter.
Pour Arnaud Morvan, le secrétaire général des cheminots CFDT, cette décision se justifie par le "constat de la baisse du nombre de grévistes". De fait, le taux de participation est tombé vendredi à 23,3% à la RATP contre 27,2% jeudi et 44% mercredi tandis qu'à la SNCF, la direction ne comptabilisait plus que 32,2% de grévistes, contre 42,8% et 61,5% au premier jour du conflit. "On préfère suspendre la grève et entrer dans une phase de négociations," en position de force, explique Arnaud Morvan. "Si les avancées obtenues ne sont pas satisfaisantes, on recommencera", a-t-il néanmoins prévenu. Sa fédération a d'ailleurs parallèlement déposé un préavis de grève conservatoire à partir du 20 décembre 2007.
Il n'en reste pas moins qu'il s'agit aussi là pour la CFDT Cheminot de se mettre en conformité avec sa confédération dont le numéro un François Chérèque, favorable à la réforme mais avec des aménagements, estimait dès jeudi avoir obtenu "les éléments pour suspendre la grève".
La jonction avec les fonctionnaires au menu des AG

FO-cheminots a indiqué vendredi que "la jonction" du mouvement de grève SNCF contre la réforme des régimes spéciaux avec le mouvement de grève prévu chez les fonctionnaires le 20 novembre "est à l'ordre du jour" de "beaucoup d'assemblées générales" sur les sites SNCF. "Les AG sont aussi massives qu'hier" jeudi et "la reconduction est votée à plus de 95%", affirme un communiqué qui rend compte d'une centaine de rassemblements vendredi dans toute la France. Ces reconductions "se font à 70% jusqu'à lundi", d'après FO qui juge que "les chiffres publiés par la SNCF concernant les grévistes paraissent pour le moins fantaisistes".

Pas sûr toutefois que la base soit d'accord. Le patron des cheminots CFDT en convient : "La décision (d'arrêter la grève) reste à prendre en assemblées générales, dès qu'elles auront lieu, dès ce soir, d'autres demain, et certaines malheureusement que lundi". Le même mesure d'ailleurs parfaitement les risques d'un décalage avec les salariés puisqu'il expliquait il y a peu ne pas vouloir "revivre 2003 qui nous a coûté plus de la moitié de nos adhérents", lorsque la CFDT avait accepté la réforme Fillon des retraites.
Quoi qu'il en soit, l'appel de la CFDT brise l'unanimité syndicale affichée encore jeudi soir. Avec les six autres fédérations de cheminots (CGT, Sud-Rail, CFTC, FO, Unsa, CFE-CGC), elle avait en effet demandé jeudi aux assemblées générales de reconduire la grève pendant 24 heures jusqu'à samedi. Ce qu'elles ont effectivement décidé. La CFDT s'était déjà distinguée à la RATP en n'appelant pas à un mouvement reconductible, mais à une grève "carrée" limitée au mercredi. Or là encore, les AG de vendredi ont voté la reconduction, parfois même jusqu'à lundi.Un décalage avec la base dont les autres syndicats n'ont pas voulu prendre le risque. Ils exigent des garanties concrètes avant de s'installer à la table des négociations
La CGT Cheminots, à l'origine de la proposition d'ouvrir des discussions tripartites entreprise par entreprise, continuait ainsi vendredi d'attendre « de la part de la direction et du gouvernement des réponses sur la méthode et le calendrier ». Son patron, Didier Le Reste, reconnaissait en effet que "« La réforme demeure contestée dans ses principes ». Et d'ajouter : « Il n'existe pas de bouton pour arrêter un mouvement reconductible. Il appartient aux syndicats de donner un maximum d'informations aux salariés et ce sont les assemblées générales qui décident du suivi du mouvement ».
Du côté du seul syndicat clairement hostile à la réforme, Sud, le refus de céder est encore manifeste. A la suite de l'appel de la CFDT, les fédérations Sud Energie, Sud RATP, Sud Spectacle et Sud Culture ont d'ailleurs appelé "l'ensemble des fédérations syndicales au respect de leur mandat".
Reste à savoir si la décision de la CFDT peut inciter les fédérations cheminots de la CFTC et de la CFE-CGC à suivre le même chemin. Les trois syndicats avaient en effet discrètement négocié un accord avec la direction dans la nuit de mardi à mercredi, au moment où la grève débutait à la SNCF. Il prévoit la suppression rapide des mises à la retraite d'office, préalable à l'ouverture de négociations pour ces syndicats. Un accord passé trop vite et devenu embarrassant pour la direction, selon la CFE-CGC, qui veut désormais "voir reconnaître (sa) prise en compte intégrale" pour retirer son préavis.
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# Posté le lundi 19 novembre 2007 14:08